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Encourager l’éducation aux langues dans la formation professionnelle transfrontalière

Dans les régions frontalières, la promotion de l’apprentissage des langues est particulièrement importante, surtout dans la formation professionnelle (initiale/continue). Le projet envisage l'élaboration et le pilotage d’un manuel adapté au contexte spécifique de la formation professionnelle transfrontalière, incluant un guide, des modules d’entraînement plurilingue et interculturel ainsi qu’un portfolio pour l’enseignant.
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Équipe et partenaires
Ressources connexes

Carte des régions frontalières

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Contact(s) dans ce projet :
Claudia Polzin-Haumann, Christina Reissner, Sabine Ehrhart, Annette Falk, Fabienne Korb



Figure 1 : Grande Région (Source : https://www.go-east.be/de/ business/standort/saarlorlux.html)

La région frontalière en bref 

  • Elle comprend les territoires suivants : la Lorraine (une partie de la région française « Grand Est »), la Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la communauté germanophone de Belgique ; la Sarre et la Rhénanie-Palatinat en Allemagne et le Grand-Duché du Luxembourg
  • < 11.6 millions d’habitants (2015)
  • ~ 240,000 frontaliers
  • Langues parlées à niveau national : français, allemand, luxembourgeois (cf. Gipfelsekretariat der Großregion  2020a)

Objectifs et défis

  • devenir un modèle pour la coopération transfrontalière
  • créer une identité commune tout en maintenant les identités régionales
  • point fort: marché du travail transfrontalier
  • développer et établir la coopération transfrontalière dans les huit domaines suivants : 
    (1) Culture ; (2) éducation et formation ; (3) universités et recherche ; (4) économie et emploi ; (5) réseaux sociaux ; (6) mobilité et transports ; (7) environnement et développement régional ; (8) institutions 
    (cf. Fehlen 2016 ; Gipfelsekretariat der Großregion 2020b ; Minister für Bundes- und Europaangelegenheiten und Chef der Staatskanzlei 2006 ; Moll 2016)

Situation linguistique

  • Dans les territoires allemands : l’allemand est la langue officielle ; le français, l’anglais et d’autres langues étrangères sont appris à l’école ; le luxembourgeois peut être compris
  • en Lorraine/France : le français est la langue officielle ; l’allemand, l’anglais et d’autres langues étrangères sont appris à l’école
  • dans les territoires belges : le français est la langue officielle ; l’allemand, l’anglais et d’autres langues étrangères sont appris à l’école
  • au Luxembourg : le français, l’allemand et le luxembourgeois sont les langues officielles ; d’autres langues étrangères sont appris à l’école ; il existe une grande communauté lusophone ; l’anglais est d’une grande importance dans le secteur économique
  • En général, des niveaux de compétence linguistique hétérogènes ce qui rend difficile la communication dans différents domaines de la vie quotidienne (comme des événements, le travail et l’éducation) dans les langues officielles de la Grande Région.
  • De plus, présence de plusieurs dialectes régionaux (par exemple Saarländisch en Sarre) et de langues (par exemple le portugais au Luxembourg) (cf. Gengler 2008)

Politique linguistique

  • Le français, l’allemand et le luxembourgeois sont les langues officielles de la Grande Région. Le français et l’allemand sont considérés les langues principales de la Grande Région tandis que le luxembourgeois joue un rôle particulier. 
  • Le français, l’allemand et le luxembourgeois sont perçus comme des langues voisines qui devraient faire partie de la vie quotidienne (par exemple des documents, des panneaux d’information, etc. devraient être fournis en ces langues)
  • Les objectifs de la politique linguistique : rendre capable la jeune génération de communiquer sans problèmes en français, en allemand et en anglais. Des compétences langagières supplémentaires, par exemple en espagnol, en italien ou en latin, sont bienvenues et font partie du concept de plurilinguisme de la Grande Région.
  • Le multilinguisme revêt une importance particulière pour la Grande Région car il est considéré comme la condition préalable à une participation active dans une société multilingue et multiculturelle.
    (cf. Fehlen 2016 ; Gengler 2008 ; Korb/Schwender 2019)

Politiques linguistiques sélectionnées : la Sarre (Allemagne) et la Lorraine (France)

  • Un engagement politique fort pour le soutien de la langue du voisin respectif et le multilinguisme, illustré dans des documents tels que :
  • Sprachenkonzept 2010 et 2019 (équivalent à : Concept langagier) (Sarre) (cf. Ministerium für Bildung und Kultur Saarland 2011 ; Ministerium für Bildung und Kultur Saarland and Universität des Saarlandes 2019 ; Polzin-Haumann/Reissner 2012)
  • Frankreichstrategie 2014 (équivalent à : Stratégie France) (Sarre) (cf. Staatskanzlei des Saarlandes 2014 ; Marcowitz 2017, Polzin-Haumann 2017)
  • Stratégie Allemagne de la Lorraine (Lorraine) (cf. Conseil municipal de Lorraine 2015 ; Maccarini 2017)

La formation transfrontalière et le marché du travail : 


Figure 2 : Cross-border commuters Greater Region
(Source : http://www.granderegion.net/en/The-Greater-Region-at-a-Glance)
  • ~ 240.000 frontaliers (cf. Gipfelsekretariat der Großregion 2020a) dont la majorité fait la navette vers le Luxembourg (cf. figure 2)
  • Le produit intérieur brut (PID) est de 390,000 milliards d’euros (~ 2,5% du PID de l’Union européenne) (2017) (cf. Gipfelsekretariat der Großregion 2020a)
  • Rahmenvereinbarung über grenzüberschreitende Berufsbildung in der Großregion 2014 / Accord-cadre relatif à la formation professionnelle transfrontalière dans la Grande Région 2014 assure la mobilité transfrontalière pour la formation professionnelle initiale et continue (cf. Gipfelsekretariat der Großregion 2014).
  • En général, il existe plus de 50 mesures et projets en relation avec la formation professionnelle, dont 20 sont orientés particulièrement vers la formation professionnelle. La majorité des projets a une durée de vie limitée, par exemple des stages. Les principaux secteurs d’activité pour la formation professionnelle dans la Grande Région sont la production de voitures, la garde d’enfants, les soins de santé, le commerce et la vente au détail, des gestionnaires de sites, la construction, l’industrie, des charpentiers, le transport, l’agriculture et la reliure de livres (cf. Nienaber et al., sous presse).
  • Les acteurs qui participent à ces mesures se trouvent principalement parmi:
    • des institutions éducatives : établissements d’enseignement, écoles secondaires, écoles professionnelles et universités
    • des agences de l’emploi : Agence pour le développement de l’emploi (ADEM) (Luxembourg), Service Public Wallon de l’Emploi et de la Formation (FOREM) (Belgique) et Bundesagentur für Arbeit (Allemagne) en tant que superviseurs et facilitateurs entre les autorités (cf. liste des acteurs)
    • des autorités régionales et locales : en fournissant des cadres juridiques et administratifs pour le futur développement de projets et d’initiatives
    • des partenaires au niveau des entreprises et des organisations, par exemple des associations d'entreprises, des chambres de commerce, des salariés : ici, c’est la nécessité de trouver, de former et d'employer des stagiaires pour le marché du travail transfrontalier, de permettre et de soutenir la mobilité (cf. Nienaber et al., sous presse).
  • Le statut juridique et politique de la formation professionnelle est différent, allant par exemple des conversations à des lettres d'intention jusqu’`a des accords de coopération stratégique et des accords-cadres (cf. Nienaber et al., sous presse).
  • Des possibilités de financement par les programmes Erasmus+ et INTERREG (par exemple SESAM-GR, FagA/CAMT, cf. les exemples de bonne pratique déjà existants mentionnés ci-dessous)
  • A côté de la formation transfrontalière en Grande Région, il y a d’autres projets dans certains territoires, par exemple en Sarre (Allemagne) et en Lorraine (France) (cf. les exemples de bonne pratique déjà existants mentionnés ci-dessous).

Exemples de bonnes pratiques

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Bibliographies annotées 

« Réflexions métasociolinguistiques des apprenants de langue : une passerelle vers l’élaboration de répertoires sociolinguistiques ». 

« Travailleurs transfrontaliers et mobilité linguistique ».

« La Grande Région : un espace de formation professionnelle initiale et continue transfrontalière? ». 

« Dimensions interculturelles des projets d’apprentissage transnationaux. L’accord sur l’apprentissage transfrontalier Sarre-Lorraine ».

« Tirer profit de / Avoir recours à la mobilité transfrontalière dans la formation professionnelle initiale et continue dans la Grande Région SaarLorLux ». 

« Vers la compréhension du lien entre langue et intégration une étude qualitative sur des expériences des migrants forcés dans le Luxembourg multilingue ». 

« Une langue prestigieuse, des locuteurs catalogués Des positionnements sociolinguistiques des « anglophones natifs » dans une institution européenne multilingue ».